Meta et d’autres géants de l’IA exploitent nos données personnelles en Europe en invoquant « l’intérêt légitime », une base légale permettant d’éviter de recueillir votre consentement explicite et préalable pour traiter vos données à cette fin, en vous aménageant néanmoins la possibilité de vous opposer à une telle utilisation mais sous réserve de bien indiquer « les raisons tenant à [votre] situation particulière ».
Comme le rappelle Mathilde Croze, avocate associée, interviewée par La Tribune, l’intérêt légitime suppose d’effectuer une mise en balance des intérêts de réaliser le traitement avec les intérêts et droits fondamentaux des personnes concernées par celui-ci.
Or, dans un contexte d’utilisation de données à des fins d’entrainements d’IA génératives à visée « récréatives », comme ChatGPT ou Meta AI, et à la différence d’entrainement d’IA dans le domaine de la santé, où l’intérêt collectif est évident, la base légale de l’intérêt légitime parait plus discutable et le droit d’opposition est plus fragile qu’un simple opt-out.
Découvrez l’ensemble de l’analyse de Mathilde Croze dans l’article de Marine Protais
